50-0-Espéranto, plus qu’une langue

Pourquoi l’espéranto

Pouvoir communiquer de façon équitable avec toute autre personne, dans une attitude de bienveillance, de curiosité et d’empathie, voilà l’idée de départ. Zamenhof qui créa les bases de cette langue universelle en 1887, la voyait comme un moyen d’éviter les conflits dans une Europe où la multiplicité des langues était source d’incompréhension et donc d’agression et de méfiance. Bien que sans relation aucune avec les religions, au sein desquelles intolérance et agressivité sont souvent présentes, l’espéranto pourrait emprunter au bouddhisme quelques principes comme :
– le respect des différences entre les cultures nationales
– la culture de l’amitié au-delà des barrières géographiques, nationales, religieuses, économiques, etc
– l’attitude neutre vis-à-vis de la politique ou la religion.

Autres langues construites

L’espéranto comme langue auxiliaire, à vocation véhiculaire et universelle, n’est pas unique. De nombreuses tentatives de langue construite ont eu lieu. La première tentative de création d’un language universel semble être celle de l’abbesse Hildegarde de Bingen au 12èmesiècle. Inspirée par ses visions mystiques, et animée d’une grande curiosité intellectuelle dans de nombreux domaines, elle élabora un système linguistique qui n’alla cependant pas au-delà de sa propre personne.

Un peu avant l’espéranto il y a eu le volapük, créée en 1879-1880 par Johann Martin Schleyer, un prêtre catholique allemand, qui lors d’une insomnie sentit que Dieu lui commandait de créer une langue auxiliaire internationale. Malgré un certain succès jusqu’à la fin du 19ème siècle, c’est finalement l’espéranto qui a pris le dessus. Son essor international a commencé avec le premier congrès mondial de Boulogne-sur-mer en 1905. Diverses tentatives pour la faire évoluer ont eu lieu, comme la langue Ido apparue en 1907 qui se voulait encore plus simple que l’espéranto. Plus récemment en 1951 a eu lieu une autre tentative celle d’ interlingua une production de l’association américaine pour une langue auxiliaire internationale, active de 1924 à 1953. Sa vocation aurait été, comme pour Ido, de faciliter les échanges entre scientifiques. Le nombre de locuteurs dans le monde n’a pas dépassé 2000.

L’espéranto est la langue à usage international qui a le mieux résisté au temps et reste très vivante. Avec des pratiquants dans 120 pays, l’espéranto accueille 99 % des locuteurs des langues construites et fait l’objet de plus de 95 % des journaux publiés dans ces langues. L’espéranto est en plein essor grâce à l’usage généralisé d’Internet.

Une langue facile?

La logique qui a prévalu à la construction de la langue a permis d’arriver à une langue plus facile à apprendre que les autres langues « nationales ». Des études comparatives ont montré que pour arriver à un niveau de maîtrise permettant d’échanger dans les situations courantes, il faut en nombre d’heures d’apprentissage pour un Français, environ 2000 heures pour l’allemand, 1500 heures pour l’anglais, 1000 heures pour l’espagnol ….. et 150 heures pour l’espéranto.

Où apprendre et pratiquer l’espéranto?

Si on est à Strasbourg, on peut commencer par contacter l’Association locale, Espéranto Strasbourg affiliée à l’Association Espéranto France-Est. Des cours et stages sont régulièrement proposés aux débutants. Les membres de l’Association se réunissent une fois par mois. Beaucoup d’autres villes possèdent une association d’espéranto.
Pour avoir une vision nationale des activités liées à l’espéranto, il convient de consulter le site de Espéranto-France. Au niveau international les activités sont coordonnées par l’Association Universelle d’espéranto (U.E.A.). Un congrès mondial a lieu chaque année. Celui de 2022 se tient à Montréal (UK_2022).
Une bonne façon de commencer l’apprentissage de la langue est de s’inscrire à un cours d’espéranto sur le net, par exemple :
– un cours pour les débutants : Cours en 10 leçons de i.kurso
– suivi d’un cours interactif pour progresser : Gerda malaperis.
Pour avancer rapidement dans la pratique de la langue, un stage d’une semaine à la maison culturelle de l’espéranto Grésillon (Baugé-en-Anjou dans le Maine-et-Loir) constitue un bon début d’immersion ; plusieurs sessions de plusieurs niveaux sont proposées chaque année.

Dans de nombreux pays, sont organisées des rencontres en espéranto. Le site « Eventa Servo » répertorie tous les évènements par pays.

L’espéranto permet également de voyager « autrement ». Le site [ Pasporta Servo ] répertorie les offres de logement gracieux aux pratiquants de la langue, ce qui est facilement atteignable après moins d’un an d’apprentissage à raison d’une leçon par semaine.

L’Association Universelle d’Espéranto  organise chaque année un congrès mondial. Celui de 2022 a eu lieu à Montréal (UK 2022 ).

Documents et sites d’informations

  • La grammaire de l’espéranto :

• sous forme de tableaux en •pdf [Précis de grammaire d’espéranto],

• et en version moderne et active, celle de Bertilo Wennergren [ PMEG ]

  • Dictionnaires :

PIV 2020 – Reta VortaroGlosbe

Google traduction

Radios et podcasts en espéranto

• Une rubrique quotidienne de 5 minutes avec texte écrit et lu. Sujets très variés et souvent d’actualité : RetRadio. Toutes les émissions sont accessibles sur la page [Archives de RetRadio].
• Quelques émissions chaque semaine sur la radio polonaise : Pola retradio.
• Le podcast de Johannes et Eva. Sujets trés variés. Parfois avec des invités. Durée entre 1 et 1 heure 30 : [ Kern Punkto ].
• Le [ blog de Stela ] (espérantiste hongroise) et ses conseils pour préparer des rencontres en espéranto [La bona renkontiĝo ]. Son témoignage sur l’espéranto qu’elle utilise comme une langue maternelle.

Autres Liens

  • Bertilo Wernnegen pri esperanto : Ĉu racio aŭ magio? ( E-o Usona kongreso – Dalaso, Teksaso 2012) : Ligilo.
  • Un bulletin d’analyse critique du mouvement espérantiste : [ Libera folio ].